Les Brésiliens, soumis à plus d'imprévus que nous, aussi bien en tant que pays encore en développement qu'en tant que pays à climat tropical, ont une attitude intéressante face aux difficultés.
On croit tout d'abord que c'est de la passivité. Mais je me rends compte en les voyant que c'est plus proche d'un fatalisme assez pragmatique : "De toute façon, tout ceci (retard de bus, coupure d'eau, injustice de la police) arrive, qu'on s'énerve ou non. Alors autant faire avec, voire à le prendre avec bonne humeur dans la mesure du possible."
Ca n'est pas vrai pour tout le monde (je pense ici à ma voisine de bus hier qui tapait frénétiquement du pied sur le sol durant les 50 minutes de bouchon). Et, à mes yeux d'occidental, cela se transforme parfois en passivité, lorsque la situation, injuste ou invivable, mériterait une réaction salutaire.
Voici en photo un bel exemple de ce fatalisme : Alors que je me ballade avec 3 Brésiliens, le déluge nous frappe. Réaction naturelle du Brésilien : Au lieu de sortir un hypothétique parapluie, il enlève son tee-shirt...

5 commentaires:
Moi qui bosse avec des brésiliennes, je commence à m'y faire, voire à adopter ce comportement ;)
Mais au début ça fait étrange :D
J'adore...Un vrai art de vivre... Encore faut il réussir à l'appliquer avec des Français après !
Ca me rappelle trois brésiliens que j'avais rencontré à New York. Ils me disaient qu'ils admiraient trop les français parce qu'on se révoltait pour tout ce qui ne nous convenait pas. Nous on était toujours dans la rue, toujours dans la protestation.
Eux me disaient qu'au Brésil ils avaient plutôt la mentalité de se dire "le système social est pourri, les politiques sont corrompus, la pauvreté est galopante mais bon...on va à la plage ?"
Finalement, c'est eux qui ont raison :D
Tu vas à NY maintenant, Priscille ? Le capitalisme libéral se serait emparé de toi ?
Tu résumes bien la situation. Le côté "de toute façon, ca va pas changer de sitôt" est vraiment fort... Peut être les traces de la dictature militaire qui leur a appris à ne pas trop aimer le changement, je ne sais pas encore trop...
Par contre, la plage, ça, ils aiment :)..
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